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Dis toi, dis moi quand t’arrives ? Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par email
écrit par Hugues   
15-08-2009

Image

Position à 12h00 utc (14h00 pour vous): 46.19 N 05.47 O

Dis toi, dis moi quand t’arrives ?

En navigation à la voile, on sait quand on part, on ne sait jamais quand on va arriver...

Le bel anticyclone

Le bel anticyclone bien installé a la gentillesse de vous offrir des conditions météo certainement agréables pour vos vacances. Pour nous, coincés à sa bordure, il nous offre un vent trop faible et surtout d’une direction qui nous empêche de progresser rapidement vers vous...

Dis toi, dis moi quand t’arrives ?

Dis toi, dis moi quand t’arrives, même si c’est inexact, la vie est si triste, les jours sont les mêmes !!! Les « vieux » doivent se rappeler de cet excellent tube de Lio dont j’ai un peu modifié les paroles ! Tout ça pour dire que l’incertitude continue de planer sur notre date d’arrivée. Nous sommes à moins de 150 milles du Crouesty (278 km). Nous faisons le maximum pour arriver le 14. Le vent étant très faible ce matin, nous faisons même un peu de moteur. Ceux qui connaissent ma façon de naviguer seront étonnés (moins de 300 h en 12000 milles). Sachant que j’ai quitté Gio et les enfants le 15 juillet, que nous sommes le 13 août, que l’âge du capitaine est de

42 ans,… tu comprends mieux ? Vous avez donc compris que nous avons hâte de vous retrouver. (En fait 1h12 après avoir démarré notre Volvo, le vent est revenu : vive la voile !).

Des vivres pour 15 jours

Les calles d’è così sont pleines et nous disposons encore de réserves impressionnantes. Pâtes, riz et légumes en boîtes, pâtés, fruits au sirop, gâteaux, compotes… sont nombreux. Pour le frais, restent des carottes, des kiwis, un pamplemousse que je mangerais aujourd’hui, et même de la charcuterie des Açores pour ce déjeuner. Côté boissons, il reste bien sûr beaucoup de litres d’eau mais aussi du jus de fruit, quelques bières et quelques litres de rhum ( et des citrons verts…)…

 

Tout va bien à bord,

Hugues

13 août 2009

Brèves de comptoir

Dans son texte quotidien, le capitaine se doit d’être factuel et rassurant. Comme il est en plus naturellement optimiste – surtout quand le quai s’éloigne – vous lisez que tout va bien. Et quand tout ne va pas si bien, vous lisez que rien ne va trop mal.

Alors même si le capitaine a toujours raison, la vérité est –si je puis me permettre - bien différente particulièrement concernant la météo.

Pour moi, vu de Paris, les Açores jouissaient d’un climat idéal, tempéré et ensoleillé toute l’année. Dans mon fauteuil, ça fait plus de trente ans que j’entends Evelyne à 20h30 sur TF1 me dire que s’il fait beau ici c’est grâce à l’anticyclone des Açores et que s’il pleut c’est parce que l’anticyclone des Açores n’est pas positionné correctement. Mais depuis 7 jours je me dis qu’un anticyclone c’est au cyclone ce que le paratonnerre est à la foudre : ca empêche simplement que des Rita ou des Karl déferlent sur les côtes bretonnes en plein mois d’aout. Car depuis 7 jours soit 168 heures, je tiens scrupuleusement les comptes :

• 6 heures cumulées d’un pâle soleil avec un maximum de 3 heures

d’affilée

• 20 minutes de clair de lune cumulée,

• 43 heures de bruine

• 164 heures de ciré trempé (2 ou 3 fois, je n’ai même pas eu le

temps de l’enlever avant que le soleil disparaisse)

• 30 minutes en bermuda

• 21° maxi à l’abri du vent et … il y a du vent tout le temps et

partout.

• 14° mini avec du vent et dans un ciré toujours trempé.

• 22 heures à boire l’apéro mais ça n’a rien à voir avec la rubrique

météo. Imaginons la statistique avec une semaine de grand beau temps !

• Pas un seul coup de soleil sur le nez et seulement 3 fois de la

crème solaire.

Mais finalement la météo c’est un détail dans cette traversée. Il sera toujours temps d’avoir du soleil un autre jour. En attendant, on profite de ce pour quoi nous sommes venus : vivre les moments pour lesquels nous faisons du bateau :

• Tout d’abord partir, voir la terre s’éloigner, s’isoler un peu du

reste de la troupe,

• Etre en mer au rythme des jours et des nuits, des repas et des

vagues, des apéros et des discussions de comptoirs,

• Lorsque le vent souffle généreux, observer du coin de l’œil le

capitaine à la barre, un sourire posé sur le bord de la bouche. Sa satisfaction semble nous dire à l’oreille : « je profite de pouvoir faire un petit excès de vitesse sans risquer de recevoir une lettre à en-tête du Trésor Public »,

• Se faire réveiller à 3 heures du matin par la main fraiche et

humide voire froide et trempée du quart descendant : « il est l’heure ! ».

Ca n’arrive jamais dans la vie de terrien de se faire réveiller à 3 heures du matin.

• Enfiler un ciré moite de bruine et de sel, se cogner 100 fois

contre la table de carré, se faire projeter contre la gazinière. Ca n’arrive jamais dans la vie de terrien de se faire des bleus en mettant son manteau pour partir travailler.

• Se rassurer en voyant qu’au large, on voit encore des dauphins,

des tortues, des « baleines » en plus grand nombre que les vieux bidons en plastique,

• Voir des requins… comme chez les terriens,

• Avoir droit à une blague par jour et quelque fois même 2,

• Se raconter des choses pour lesquelles on est bien obligé de se

promettre qu’elles ne sortiront pas du bord,

• Aller se recoucher à 5 heures du matin dans la bannette sous le

vent et s’endormir la tête calée par le coussin enveloppé de la taie rose de Fédérica. Ca n’arrive jamais dans la vie de terrien de s’endormir sur une taie rose.

• Apprendre que certains parcourent 907 miles (1680 km !) en 24

heures uniquement à la force du vent (Tiens, tiens, 907, ça me rappelle les 24 heures du Mans 2009) : 37,80 nœuds de moyenne sur l’eau c’est la vitesse que quelques très rares privilégiés ont atteint quelques secondes une fois dans leur vie au moteur. Les qualificatifs me manquent.

• Participer en spectateur à la course en ligne des Jeux Olympiques

des dauphins. A moins que ce soit leur féria de Dax ou leur Saint Jean ?

• Somnoler toujours dans la bannette sous le vent alors que le

bateau tape dans le clapot, progresse en puissance dans une mer contraire, et que quelqu’un veille dehors.

• Veiller sans rien voir pendant des heures et puis découvrir un

cargo qui sort de l’horizon avec des marins à bord : Belges, Monténégrins ou Philippins… En route pour New-York, Colombo, Trinidad ou Singapour. La mer est grande. La mer est ronde. Et depuis le sommet France – Afrique

1989 et la discussion entre F. Mitterrand et O. Bongo, on sait qu’elle est également fraiche et profonde.

• Attendre le vent et tout à coup se surprendre à espérer qu’il se

calme.

• Aller affaler une voile déchirée sur la plage avant (sans sable,

Dieu merci), crocher dans la toile, et revenir fatigué et trempé d’être passé 2 ou 3 fois à travers une vague.

• Avaler, dans la fraicheur du soir, le dîner préparé par le

capitaine qui vient de passer 30 minutes à jongler avec les poêles et les casseroles tel l’artiste du « Cirque du Soleil qui n’est finit pas d’arriver ».

• Déplier la carte de l’Atlantique sur la table et voir qu’à force

d’avancer doucement on finira par arriver de l’autre côté.

• Aller réveiller pour la 18ème fois le quart montant qui va finir

par m’en vouloir. Je n’ai jamais autant réveillé quelqu’un que toi, Christophe ! Je te prie d’accepter mes excuses.

• Attendre le soleil, attendre la lune. Et remettre son attente à

demain en regrettant de ne pas avoir emporté des moufles.

• Faire découvrir Killing Joke aux Globicéphales nonchalants.

• Boire une Sagres à votre santé.

• Chercher des heures d’où vient ce morceau de plastique trouvé dans

le cockpit. Aller y penser dans sa bannette.

• S’assoupir sur son bouquin, prendre la météo, calculer où ça nous

mène, choisir le bord favorable. Se dire que tous nos choix sont les bons et que les conditions ne sont certainement pas meilleures ailleurs.

• Voir Belle-Île, les Béniguets, la vieille Teigne ; entrer dans

notre jardin, vérifier que les cailloux sont bien en place et confirmer que c’est toujours le plus bel endroit du monde. N’est ce pas Capitaine ?

C’est quand même autre chose que les îles où tu as passé l’hiver ?

• Et enfin, arriver, retrouver ceux qui sont restés à terre à

attendre. Et boire la première gorgée de bière au bistrot du coin. Mais c’est une autre histoire.

Et puis repartir un jour, demain ou plus tard, mais c’est aussi une autre histoire.

Gildas

13 août 2009

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