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ROMA PER DUE 2013 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par email
écrit par Hugues   
01-05-2013

Comme son nom l’indique la ROMA PER DUE est une course en double. Le départ est donné à Riva di Traiano près de Rome. Le parcours de 550 milles consiste à aller vire l’île Lipari et à revenir ; c’est un parcours superbe. Récit de la course d’è così rebaptisé pour l’occasion 727SAILBAGS.IT by E COSI ...

 

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La ROMA PER DUE

La ROMA PER DUE est une course importante en Italie. Côté français y ont participé Bruno Peyron, Isabelle Autissier ou Karine Fauconnier ; côté italien Giovanni Soldini, Vittorio Malingri, Pierre Sicouri, Pascale de Gregorio, Pietro d’Ali… (les 2 derniers étant présents cette année).

Le parcours nous emmène à VENTOTENE, une île proche d’Ischia après de Naples. Les concurrents de la  RIVA PER DUE (en double) et RIVA PER TUTTI (en équipage) retournent alors à Riva di Traiano ; ils auront passé une nuit en mer. Les concurrents de la ROMA PER DUE (la course historique à laquelle nous participons) et de la ROMA PER TUTTI (en équipage) mettent le cap sur l’île LIPARI au nord de la Sicile. Il faut faire le tour en la laissant sur la gauche puis revenir à Riva di Traiano. La course dure en général  4 jours. Du fait d’un vent très faible, elle aura duré entre 5 et 7 jours cette année…

 

On retrouve des amis et on découvre de nouvelles personnes

Giacomo Gonzi est avocato et armateur d’un très beau COMET 41 S au pont en teck et à la quille de 2,50 mètres. Il avait découvert www.ecosi.fr et nous avions conversé par mail en 2011. Il est passé me voir l’an dernier sur notre stand au salon de Gênes. C’est avec grand plaisir que nous nous sommes retrouvés ici.

Isidoro était l’armateur de Sun Fast 3200 victime d’une grave avarie structurelle suite à un choc avec un objet flottant durant la TRANSQUADRA . Avec son équiper, ils ont du abandonner leur bateau au milieu de l’Atlantique. Ils avaient fini la traversée à bord du Bavaria de Dan & Nenes. Il court ici avec un JOD 34, il est resté fidèle au même architecte ! isidoro est très sympa.

Et puis il y a les marins qui sont là avec lesquels, on parle de bateaux, de courses et de croisières…

 

De beaux endroits où naviguer

Riva di Traiano est une marina moderne d’environ 1200 places, plutôt réussie. En revanche, l’entrée du port doit être scabreuse quand il y a du vent : il y a un beau rocher juste à côté…

Le parcours passe à proximité de nombreuses îles en descendant comme PONZA, VENTOTENE, ISCHIA ou  CAPRI. Le plus beau est l’archipel des îles éoliennes où se trouve l’île LIPARI à contourner. Nous avons vu le volcan actif du STROMBOLIi de jour et de nuit (nous sommes restés un peu trop longtemps près de lui…). Le passage entre les îles VOLCANO et LIPARI est tout simplement superbe. On y trouve également 3 rochers, genres menhirs d’Obélix : magnifique !

 

E cosi panneau publicitaire ?

Comme vous le savez, nous commercialisons 727 SAILBAGS en Italie et nous essayons de faire connaître la marque. Dans le cadre de cette stratégie, il était logique de profiter de la course. Le nom est un peu tordu, j’aurais préféré è così per 727 SAIILBAGS. En réalité, commencer par 727 nous permet d’être en tête de toutes les listes (excepté celle du classement ! voir plus loin)…

 

Notre équipage

Fabio RIVA est un ami passionné de voile. Il est associé et instructeur à l’école de voile UTOPIA. Dans l’optique de participer à cette ROMA PER DUE 2013, nous avons navigué ensemble l’an dernier des Açores à Lisbonne. Nous avons pu constater que nous avions la même approche :

1.       Naviguer en toute sécurité ;

2.       Faire le mieux possible en régate ;

3.       Bien vivre à bord.

Fabio est un compagnon très agréable et très compétent en voile. Nous échangeons per exemple beaucoup sur le réglage des voiles ou la stratégie à suivre et c’est un excellent cuistot !

 

La course

Notre stratégie

La météo annoncée est complexe : vents faible et prévision incertaine. En conséquence, nous décidons dès le départ de ne pas nous éloigner beaucoup de la route directe et de nous adapter aux conditions rencontrées.

 

Le départ dimanche 14 avril 2013

Un beau départ sous spi qui voit è così dans le groupe de tête en 5ème ou 6ème position. Bien que l’allure portante dans du vent faible ne soit pas l’allure préférée du bateau, nous constatons que notre vitesse est bonne. Au bout de 45 minutes de course (une mi-temps…), le vent disparaît ; la flotte se regroupe. Grâce au Code 0 (espèce de grand génois en forme de spi), nous arrivons à redémarrer. Tous les bateaux se traînent et accélèrent au gré des risées. Dans l’après-midi, nous alternons entre spi et Code 0.

 

La première nuit et le deuxième jour (lundi 15)

La première nuit se passe ainsi à essayer de faire avancer notre bateau dans un vent très faible. Il faut être très attentif et patient. Nous naviguons avec le Code 0. Au petit matin, nous pouvons envoyer le grand spi. Nous ne savons pas du tout comment nous sommes classés. Nous voyons des voiles devant et beaucoup derrière. Nous pensons être dans le premier tiers de la flotte.

L’annonce des noms des bateaux à la radio au superbe passage de VENTOTENE nous rassure. Nous passons entre deux îles très belles. Le spi est envoyé de nouveau au coucher du soleil.

 

La deuxième nuit et le troisième jour (mardi 16)

La première partie de nuit est idyllique : nous naviguons tranquillement sous spi. Nous sommes bord à bord avec le Grand Soleil 40 ancien modèle LES ; cela va durer 64 heures… L’AZUREE 33, AZUREE est à côté. Naviguant avec un spi asymétrique, il a une trajectoire différente mais reste à proximité. Dans la deuxième parti de nuit, le vent faiblit. Nous alternons entre spi et code 0. L’atmosphère est extrêmement humide ; tout est trempé, pas très agréable et sensation de grand froid. Nous sommes récompensés par un beau lever de soleil sur CAPRI.

La journée se passe sous spi dans un vent faible sous un beau soleil. L’équipage en profite pour prendre une bonne douche. C’est une très belle journée de navigation paisible. Nos amis AZUREE et LES sont toujours là. Nous sommes en tête de ce petit groupe

 

La troisième nuit et le quatrième jour (mardi 16)

Cette troisième nuit se passe sous spi, code à puis spi dans du vent faible et inconstant. Il faut changer souvent les réglages. Nous empannons à 4 heures et à 6 heures du matin... Le point positif est que l’humidité extrême de la nuit précédente a disparu, il fait bon. Au petit matin, nous sommes sous spi avec nos amis d’AZUREE et LES.

 

Le matin de l’erreur (mercredi 17)

Le vent change de direction. AZUREE et LES sont sous Code 0, nous sommes sous génois. Nous arrivons aux îles éoliennes et c’est très beau ! Le vent vient du Nord-Est. L’île de SALINA est très élevée ; il faut absolument éviter son dévent. Nous décidons de passer au vent (à l’est de SALINA) entre SALINA et LIPARI ; nos amis continuent sous le vent de SALINA. Nous savons que c’est un moment important de la course et nous avons relu le livre de météo au petit matin (Météo et stratégie de Jean-Yves Bernot). Quand nous arrivons au vent de Salina, le vent mollit change de direction puis s’inverse ! Nous voici sous le vent de l’île. Nous sommes dépités et surtout très lents. Nous réussissons à faire redémarrer è così grâce au Code 0. Le passage entre les deux îles et très étroit et le vent y est de directions variables et très faible. Nous rattrapons le Sun Fast 3200 Scheggia. Alors que nous sommes en train de sortir de cette galère, nous entendons à la radio AZUREE passer le pointage de LIPARI (nous y serons 1h30 plus tard).

Ne connaissant pas le coin, nous avons fait un choix logique. Nous ne connaissions pas le coin et encore moins le passage entre les îles Lipari et Salina. Le fait de quitter notre groupe de bateau a été une erreur car c’était contraire à notre prudente stratégie de départ. Incompétence, bêtise, fatigue ? Comme d’hab, probablement un peu des trois !

 

Une cata pour la course, un très beau moment de voile

Ce passage entre les îles Lipari et Salina a été superbe. Nous étions quasiment arrêtés quand nous avons eu l’idée de mettre le Code 0. Le bateau a démarré puis accéléré. Nous avons fait tout un bord à 7 nœuds, pleine vitesse. Nous avons fondu sur le Sun Fast 3200 Scheggia arrêté dans le passage. A l’endroit où c’est le plus étroit, le vent était très faible. Nous avons réussi à passer : une belle satisfaction et un beau spectacle. A la sortie, renvoi de génois puis du Code 0 puis du spi : que de manœuvres !

Le passage entre les îles Lipari et Volcano est aussi superbe : grand plaisir pour les yeux ! A la sortie du passage, nous luttons à nouveau dans une zone de vent très faible : génois, Code 0 , génois… Nous en sortons et nous voilà enfin au près sous génois à 6,5 nds. Nous sommes heureux, fatigués et croyons que la galère est finie. Nous sommes proches du Stromboli, nous allons le voir très longtemps…

 

Quatrième nuit, 2 scenari

Au coucher du soleil, le vent tombe complètement. Nous essayons d’avancer avec le Code 0. Que nous finirons par affaler. Nous sommes arrêtés devant le fameux passage entre les îles Lipari et Salina : notre cauchemar ! Le bateau est arrêté et un petit courant taquin nous fait même reculer…

Vers 23h17, Fabio réussi à faire redémarrer è così avec le Code 0 : nous sommes de nouveau en route ! Le vent est sympa et nous sommes en route directe vers Riva di Traiano, l’équipage est heureux. A 0h30, nous affalons le Code 0 pour envoyer le génois. Le vent est généreux et è così file à 6-7 nœuds en route directe. 

Cette période à l’arrêt nous a certainement coûté beaucoup plus de temps que notre fameuse erreur.

 

Le cinquième jour

Toujours au près dans un petit vent sympa. Roberto barre et l’équipage en profite pour dormir afin de récupérer des nombreux efforts de la veille. Le soleil brille, le vent est généreux et è così glisse sans effort presque en cap direct sur la route.

A l’heure de l’apéro, eh oui, on ne perd les bonnes habitudes à bord ! En course une bière par homme par jour, en croisière,… Bref, nous voilà bière à la main et excellent saucisson offert par ma belle-mère quand nous apercevons le souffle d’une baleine. Elle est par le travers du bateau à quelques longueurs. Après avoir soufflé de nouveau, elle nous montre son dos puis plonge majestueusement, la queue hors d’eau comme sur toutes les images classiques du plongeon de la baleine.

Quelques heures après, nous croisons une tortue. Enfin à l’heure du gouter une pie s’invite à bord. Elle entre à plusieurs reprises dans la cabine. Après que nous l’ayons délogée 4 fois, elle finit par abandonner l’idée de faire son nid à bord d’è così !

La cinquième nuit

Nuit de rêve. Le vent est toujours constant. E così glisse avec régularité à bonne vitesse. La mer est calme et Roberto barre parfaitement notre bateau (NDLR : Roberto est le pilote automatique).  L’homme de quart sur le pont profite du spectacle, c’est fantastique.

Mais à 2h du mat, la pétole nous piège, nous voilà de nouveau arrêtés !

 

Le sixième jour (vendredi 19)

Au petit matin devant ISCHIA, un cargo sympa se déroute pour nous éviter.  Enfin vers 9h00, une petite brise arrive. Elle se renforce et nous pousse sous spi jusqu’en fin d’après-midi. Le vent tombe à nouveau et nous faisons tout pour avancer. L’objectif est de passer le cap Circeo. En effet, nous sommes sûrs qu’il n’y aura pas de brise nocturne en cet endroit. Nous avançons très lentement en direction de la plage après le cap. C’est un jeu de patience et de douceur…

A 23h00, fidèle à la prévision, la brise nocturne arrive. E COSI décolle sous code 0 puis nous envoyons le spi. Nous naviguons dans 10 à 15 mètres d’eau sous spi glissant à 6 nœuds. Nous apercevons au large des voiliers arrêtés ! La nuit se passe comme dans un rêve à bonne vitesse. Notre stratégie s’est avérée payante !

 

L’arrivée (vendredi 19)

Au petit matin, le vent fort d’ouest annoncé arrive enfin. Nous affalons le spi et envoyons notre petit solent. E COSI file à plus de 7 nœuds au près bon plein dans de grosses vagues.  Après le dernier cap, les vagues sont très impressionnantes du fait des hauts fonds locaux.  Nous passons la ligne ½ heure après le First Class Europe Anoushka qui nous devance donc au classement.  Nous aurons mis un peu plus de 6 jours pour faire 582 milles soit une moyenne très faible…

De nombreux bateaux sont encore en mer, nous sommes arrivés, nous sommes heureux !

Le bonheur en mer

Nuits magiques, lumières magnifiques, cette course nous a amené dans des paysages superbes. Elle a été très difficile avec ce vent faible qui nous a fait multiplier les manœuvres. Les heures à l’arrêt sans savoir si les autres concurrents avancent ou non sont aussi une belle épreuve psychologique. Nous avons la satisfaction de n’avoir jamais renoncé et d’avoir toujours essayé de faire le maximum. La dernière nuit et le classement final nous ont bien récompensés. La vie à bord a été un bonheur et nous avons dû avoir une des meilleure nourriture de la course : risoto aux champignons, lasagnes, omelette aux asperges, bière quotidienne avec amuses gueules…

Un bon classement

Pour notre découverte de cette course et de ce terrain de jeu, notre objectif sportif était d’arriver avant l’autre Grand Soleil 40 (même s’il a une quille de 2,40 m) et d’être en milieu de classement. L’objectif a été atteint. Avec 0 heure d’entraînement et des conditions météo peu favorables à notre voilier lourd, nous avons obtenu le meilleur résultat possible :

-          10ème sur 22 en double

-          Battu par seulement 5 des 16 équipages de la ROMA PER TUTTI

-          1er bateau français (bon OK, on était 2 et le seul avec un français à bord !)

-          1er Grand Soleil sur 5

Deux convoyages sympas

160 milles entre La Spezia et Riva di Traiano. Un convoyage en solitaire paisible à l’aller. Passage impressionnant devant l’île du Giglio et le Costa Concordia, énorme paquebot échoué couché sur le flan. Un convoyage retour très agréable en compagnie de Damiano, nouvel équipier italien d’è così.

 

25000 milles parcourus !

Ironie du sort, è così a passé la barre symbolique des 25000 milles parcourus en retrouvant du vent à la sortie du fameux passage entre les îles Lipari et Salina. Merci petit bateau pour tous ces bons moments !

 

Tout va bien à bord,

Hugues

Avril 2013

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fabio  - Grande navigazione     |2.229.20.xxx |2013-05-01 18:05:11
La Roma per due, con Hugues e con 727 Sailbags, è stata una bellissima
esperienza di mare. La regata è stata molto tecnica e mi ha permesso di
imparare molte cose (anche per me era la prima partecipazione a questa regata).
Come ha scritto Hugues abbiamo un approccio molto simile: sicurezza,
qualità della vita a bordo, ma anche determinazione a dare il meglio per
un buon risultato. Per questo c'è stata l'armonia che a mio parere
è elemento indispensabile per il risultato agonistico. Alle prossime!

3.23 Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved."

Dernière mise à jour : ( 21-12-2013 )
 
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