Transquadra 2008-2009
Un grand plaisir | Un grand plaisir |
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| Écrit par Hugues | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 09-08-2008 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Cette première étape de la TRANSQUADRA a été un immense plaisir. Je vais essayer de décrire les différentes facettes.
Plaisir de la course La Transquadra est une course et la course un jeu amusant. On prend plaisir à multiplier les manœuvres, à barrer, à régler afin d’exploiter au mieux de nos possibilités notre bateau. Cela demande de l’engagement, un nombre d’heures de sommeil réduit,… Dans ce cadre, le bateau est utilisé très différemment d’une croisière ; les limites sont repoussées et naviguer sous spi avec 28 nœuds de vent procure des sensations inoubliables ! La qualité des manœuvres et la façon de naviguer s’améliorent pendant la course et progresser est toujours intéressant. On suit également tous les jours le classement, on sourit quand il est bon, on cherche un remède, une nouvelle option tactique, quand il est mauvais. Les objectifs sont aussi renouvelés tous les jours. En début de course, nous étions bien classés, nous voulions rester dans ce groupe de tête. Après notre option désastreuse au cap Finisterre, nous voulions rattraper celui qui était devant ou tout faire pour que celui qu’on apercevait à l’horizon ne s’approche pas ! Il y a aussi l’excitation du départ : bien que partant pour 1000 milles, on veut toujours partir le mieux possible. Et que dire de la joie de l’arrivée ! Bien que mal classés, ce franchissement de la ligne reste un grand moment. Cela signifie que l’on a terminé le parcours, on y est arrivé. Cela peut paraître stupide mais en course au large, il faut d’abord arriver. Tout cela procure beaucoup de plaisir.
Plaisir d’être en mer Nous avons mis presque 9 jours pour effectuer le trajet Saint-Nazaire/Madère et nous ne nous sommes jamais ennuyés. Tout d’abord, la mer est un endroit beau et fort. Dans la tempête, nous avons vu des vagues magnifiques, un spectacle extraordinaire. Dans d’autres conditions, la mer change de couleur en fonction des endroits et des luminosités et se pare de plus ou moins de vagues ou ondulations dues aux risées (vent localement plus fort sur quelques dizaines de mètres). En bateau, on passe beaucoup de temps dehors et on voit le ciel. Lui aussi change tout le temps de parure et offre de beaux spectacles : un beau grain sur tribord par exemple ! Certaines journées se passent sans que l’on ne voit aucun bateau ni aucune terre, c’est étonnant. D’autres jours, on croise les professionnels de la mer, navires de commerce et pêcheurs ; on les admire forcément un peu plus en rentrant. Enfin, il y a les animaux marins. La visite des dauphins venant jouer à l’avant du bateau est toujours une joie. Nous avons aussi croisé des globicéphales et deux baleines. En mer, l’échelle des valeurs est ramenée à une proportion différente (plus juste ?). Un verre d’eau après une manœuvre difficile est un grand plaisir ; que dire alors de l’omelette aux lardons accompagnée de patates sautées et surtout de l’odeur du pain frais le matin ! Cette navigation est aussi un beau voyage. Nous sommes passés près de la côte espagnole, puis proche du Portugal pour finalement arriver à Madère.
Cette navigation au large a été une découverte pour Hugues ; la course a été une découverte pour Cyril et nous revenons de cette expérience enchantés.
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| Dernière mise à jour : ( 20-08-2008 ) | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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