 Equipage au top Avec une météo étonnamment défavorable, nous avons finalement appareillé après 2 jours au port et cette première navigation a été sportive....
La petite famille s’est installée samedi 21 février à bord. Pendant qu’Alba et Federica restaient au Club Med avec leur copine Estelle et ses parents, Giovanna, Matteo et Hugues ont fait les courses en cette période de grève générale. Chanceux, nous réussissons à trouver une voiture à louer avec un quart de réservoir plein (les stations sont rarement ouvertes et les queues durent plusieurs heures…). Toujours chanceux, nous réussissons à entrer dans ED 10 minutes avant une fermeture. Patrick, concurrent de la Transquadra pour la deuxième étape, nous ayant fort sympathiquement fait don de 50 bouteilles d’eau, nous nous concentrons sur la nourriture. Pâtes et riz sont trouvés, le reste est du superflu… Nous tentons le détour par Champion. Après 20 minutes d’attente, nous entrons et complétons notre avitaillement. Tout est déposé au bateau et retour au Club Med pour le déjeuner avec Nathalie, Pascal, Benjamin et Estelle et deux amies. Hugues amène les bagages et, après un dernier goûter crêpes-jus de fruit, toute la famille part s’installer. Malgré l’heure un peu tardive, les sacs sont vidés et les lits faits dans les cabines. Diner au Mango Bay avec la famille Perrin (homonymes de nos amis Christelle et Louis-Matthieu mais pas apparentés) et Cyril. Ce dimanche 22, le temps est exécrable, les grains se succèdent et les bateaux bougent beaucoup dans le port. Gio complète les courses (oui, oui, elle court et fait une queue de 2 heures devant un supermarché devant ouvrir mais qui en fin de comptes restera fermé…), Hugues finit la préparation du bateau et les enfants s’installent, jouent et trouvent leur place. Premier diner à bord…Lundi 23, la météo est un tout petit peu meilleure, les grains sont moins nombreux. Après avoir fait divers courses et récupérer nos voiles réparées, nous larguons enfin les amarres. Il est bien tard. Les idées d’aller à Sainte Lucie ou aux anses d’Arlet sont abandonnées. Nos nous contentons de sortir au moteur du cul de sac du Marin et mouillons à Sainte Anne. Les grains et un système d’amarrage de l’ancre pas au point -car démonté pour la course et mal remonté (solide mais bruyant)- rendront cette première nuit au mouillage un peu inconfortable pour les parents. Au matin du 24, il fait gris mais agréable et Hugues se baigne. Après le petit dej, au moment où le départ se prépare, un déluge s’abat sur è così ! Les grains se succèdent… Au moins il fait chaud… Dans une relative accalmie, nous levons l’ancre : cap sur sainte Lucie et le début de l’aventure. Dans le canal, c’est ainsi que l’on nomme les passages entre les îles aux Antilles, la mer est forte et le vent généreux. Partis avec un ris dans la grand-voile (voilure réduite), nous en prenons un deuxième avant un grain costaud. Le vent montera jusqu’à 30 nœuds (force 7), heureusement il est bien orienté et nous pousse grand largue. Nous croisons des poissons volants (dont un s’échouera dans le bateau) et surtout un banc de dauphins qui viendront jouer autour du bateau. Spectacle toujours émouvant ! Le speedomètre (mesure de la vitesse) affichera jusqu’à 11,9 nœuds. Après s’être réfugiée à l’intérieur et fait la fofolle, Federica sera logiquement malade puis viendra s’endormir à l’extérieur dans le cockpit. Alba la rejoindra dans le sommeil alors que Matteo dort déjà dans le carré. En arrivant à Sainte Lucie, un rayon de soleil accompagnera le réveil des enfants qui retrouvent la pêche et l’appétit : le sujet de discussion est la nature du déjeuner que nous allons prendre ! L’arrivée à Marigot bay, petite crique carte postale invisible depuis la mer car l’entrée est étroite, est toujours aussi merveilleuse. E’ così amarré à une bouée de corps mort, nous dévorons nos pâtes et nos petits pois. Les bonnes habitudes reprennent et les filles gonflent l’annexe pour une ballade à terre fort appréciée par tous. Cela commence par un petit repérage de la supérette, du poste à essence, du marchand de glace… Cela se poursuit par l’admiration d’un superbe voilier italien de 30 mètres à la couleur caramel ACAIA four… Assis au bar mangeant une glace, nous discutons avec des gens sympas. Un couple américano-argentin avec une petite fille et un couple américain vivant en Angleterre avec une petite fille naviguent pour faire un reportage. Leur skipper, Diego, est italien et son bateau est un magnifique Grand Soleil 46.3 bleu marine. Ils naviguent déjà depuis plusieurs semaines. Le bateau de Diego n’ayant que 3 cabines, chaque famille occupe une cabine et le skipper et son amie, la troisième : ils ont moins de confort que nous ! Nous répondons de bonnes grâce à leurs questions devant leur caméra ; nous serons peut-être dans leur reportage. Nous quittons ces gens sympas non sans avoir obtenu quelques tuyaux par Diego qui navigue aux Antilles depuis quelques années. Les e-mails sont bien sûrs échangés. Après la grève martiniquaise, Gio est ébahie de trouver une supérette achalandée. Celle de Marigot bay est du type luxueux : du champagne Veuve Cliquot côtoie du Meursault… Nous nous contentons de l’essuie-tout qui nous faisait cruellement défaut, de chocolat et de Guiness…Excellent dîner à bord et nuit au calme.Tout va bien à bord.
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