Pornic-Baiona-Pornic 2016
écrit par Hugues   
05-08-2016

Aller-retour France-Espagne avec deux traversées du golfe de Gascogne, la course Pornic-Baiona-Pornic était l’entraînement idéal pour la TRANSQUADRA en solitaire qui part l’an prochain. Et Mascarade finit sur le podium !

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Avant le départ : panne de pilote et galère

Semaine difficile avant le départ à galérer entre bouleau et préparation du bateau. Sauvé par Jean qui m’aide à régler le mât. Je pars le vendredi matin pour Pornic où je dois être selon les instructions de course avant samedi à 9h00. Le pilote automatique me lâche devant Saint Gildas de Rhuys ! La liaison mécanique entre la barre et le pilote est cassée ! J’essaye le pilote de secours dont j’ai récupéré la partie mécanique réparée le matin même. Il tient le bateau 3 minutes et diverge : sur celui-là c’est la partie électronique qui est hors service !

Moral dans les docksides, je rentre au port. Grâce à l’équipe d’Electronique du Golfe, Inox Marine vient souder la pièce sur le ponton le samedi matin. J’ai un pilote (mais pas de pilote de secours). En fin de matinée, je pars pour Pornic où j’arriverais vers 20h00…

Je retrouve Philippe de Torr Penn au resto où je fais la connaissance de Claude et Hervé. Nous naviguons tous les 4 en solitaire, eux en Pogo et moi en JPK. Diner très sympa, le moral remonte !

 

Pornic-Baiona-Pornic

Organisée tous les 3 ans, cette course offre un aller-retour de deux fois 460 milles (852 km). Le parcours nous fait passer le cap Finisterre à la pointe ouest de la péninsule ibérique. Elle se courre en équipage, double ou solitaire.

Sur les 9 inscrits en solitaires, 8 sont inscrits à la prochaine TRANSQUADRA : 3 en SUN FAST 3200, 2 en POGO 30, 1 en POGO 8,50 et un en JPK 9,60 mais qui courrait en SUN FAST 3200 car son bateau est en réparation suite à un talonnage + moi en JPK 9,60. Les POGO 30 ne sont efficaces que dans la brise, le 8,50 semble dépassé. Les skippers des SUN FAST 3200 semblent prêts.

 

Première étape : un bon départ

Les équipages et les doubles partent enpremier. Le deuxième départ est réservé aux solitaires. Je prends un bon départ. A l’approche de la bouée au vent, je suis deuxième mais je continue mon bord trop longtemps, je passe la bouée en troisième position. Belle manoeuvre de spi et bonne vitesse, je navigue avec les SUN FAST 3200.

Une bonne manoeuvre d’affalage et c’est parti pour du près (face au vent) jusqu’à Noirmoutier. La vitesse est bonne et ce début de course bien agréable.

 

Première étape : une première nuit difficile et une baleine magnifique !

Je rencontre quelques problème d’énergie qui m’occupent. Cela me fait perdre du temps car pendant ce temps, je ne règle pas les voiles ni barre le bateau.

La journée suivante se passe bien. Je navigue avec mes amis de MI AR MOR. Leur SUN ODISSEY 38 a une vitesse similaire dans ces conditions. Nous prenons le rythme de vie du large.

Notre téléphone satellite refuse de se charger, je perds le moyen de communicatuon avec Gio et dame météo... Je fais prévenir Gio par mes amis de MI AR MOR afin qu’elle ne s’inquiète pas de l’absence de message de ma part.

Une énorme baleine devant nous sur une route à 90° de la notre, elle fait au moins 15 mètres : spectacle superbe ! Elle plonge juste devant nous. Je crains de la toucher mais cela passe : ouf ! Elle n’aurait probablement pas abimer notre bateau avec notre vitese mais mieux vaut éviter tout souci.

La deuxième nuit se passe bien.

 

Première étape : jour 3, un bon entraînement

Au petit matin le vent adone et j’envoie enfin le CODE 0, le bateau accélère. Je rattrape Philippe sur TORR PENN, cela me rassure pour le classement. Accompagné de dauphins, j’envoie le spi et c’est parti pour la vitesse ! Je retrouve la flotte devant l’Espagne.

Le vent se renforce et j’en profite pour faire des manoeuvres de spi d’entraînement. Pour le vent le plus fort, je prends un ris dans la grand-voile (réduction de surface) et hisse le petit spi de brise. Le bateau se contrôle parfaitement dans ce vent soutenu, c’est un régal ! J’essaye même le pilote automatique dans 33 noueuds de vent et cela se passe à merveille. Je suis tellement content de cela que j’oublie un peu la course et finis pépère sous garnd-voile et génois. Je prends la route directe alors qu’il faut faire un petit détour par le large. Je tombe dans un trou de vent qui permet à Philippe sur TORR PENN de me doubler.

Arrivée au petit matin à Baiona.

 

Première étape une bonne surprise au classement !

J’ai navigué tranquille lors de la première étape. J’ai perdu du temps à régler des soucis électriques et à faire des manœuvres de spi d’entraînement dans la brise. Ces manœuvres ont été très intéressantes. J’ai perdu encore plus de temps par un mauvais choix de voile et de route en fin d’étape (dont 1 heure de perdue dans un trou de vent à la côte).

Très agréablement surpris par mon classement de 5ème sur 9 à l’arrivée derrière les 4 SUN FAST 3200.

 

Baiona : une escale sympathique !

Baiona est une petite station balnéaire agréable. Nous sommes accueillis par le Royal club local qui dispose de locaux  fantastiques (voir rubtique images).

Je prends tous mes repas avec mes amis Hervé (PILOU), Philippe (TORR PENN) et Claude (Demain dès l’aube). La navigation en solitaire créé des liens très forts avec les solitaires et nous sommes bien ensembles. Les femmes d’Hervé et Philipe sont présentes ainsi que la fille de Philippe; nous organisons le séjour de l’an prochain à Madère avec femmes et enfants !

 

Deuxième étape : un début de course rêvée !

Du fait de l’absence de vent annoncée sur le parcours, le départ a été avancé au lundi soir. Mais patatras, un épais brouillard s’est installé sur le plan d’eau ! C’est donc au moteur que nous allons naviguer en convoi la première nuit. Des bateaux en équipages suivent les solitaires afin de leur permettre de dormir; MI AR MOR, avec qui j’ai navigué à l’aller, sera mon ange gardien. J’arrive à dormir par tranches de 1/2 heures. Au petit matin, à peine arrivés sur la zone retenue pour le départ, le comité de course lance rapidement un départ sous spi. Heureusement, je viens de terminer mon petit dej ! MASCARADE passe la ligne dans les premiers. La vitesse sous spi est bonne et je resterai premier de solitaires en temps réeel jusqu’au milieu de l’après-midi ! Je suis très heureux de constater que les ex-professionnels Jean-François de Prémorel et Patrice Carpentier mettront beaucoup de temps à me rattraper et à me doubler seulement dans l’après-midi !

Le vent se renforce et nous devons empanner. C’est la manoeuvre la plus difficile en solitaire et elle se passe bien ! Le vent se renforce encore et, bien qu’en tête, je décide d’affaler le grand spi et de mettre le petit. Je perds un peu de temps dans la manoeuvre mais je’ai décidé de naviguer avec sérénité et cela se passe bien. Malheureusement après ma manoeuvre le vent mollit, mollit... Je me fait doubler par quelques bateaux et renvoie mon grand spi. Dans la nuit, je suis dans le bon groupe, je navigue avec les SUN FAST 3200. A ce moment, je suis probablement encore en tête en temps compensé. En effet, plus grands que mon JPK 9,60, les SUN FAST 3200 nous rendent du temps pour le classement officiel en temps compensé.

 

Deuxième étape : boum badaboum et la qualité suédoise !

Nous navigons sous spi dans la brise. Le pilote automatique contrôle parfaitement le bateau. A 2 heures du matin, alors que je dors, le bateau se couche. Je reprends la barre. Quand je veux réenclencher le pilote, il ne tient pas le bateau. Après 2 heures d’essais, je constate que le pilote est physiquement déconnecté et que l’axe liant la barre au pilote présente un jeu énorme (et pilote de secours HS au départ de la course). Pendant que je bricole, le spi s’est enroulé autour de l’étai à 4h00.

Il me faut une goupille car celle qui était en place a disparu. Je n’en ai pas. Je prends l’anneau des clés de notres SAAB qui fera une goupile parfaite jusqu’à l’arrivée !

A 7h00, pilote rebranché, je réussis à démêler le spi et à 7h30, je navigue sous spi lourd. Je barre jusqu’à 12h30, heure de l’affalage et du repos ! Je navigue de nouveau sous spi à la barre de 16h00 à 20h30. La nuit de pétole me permets de dormir et de tenir jusqu’à l’arrivée en barrant beaucoup. Dans le vent faible le pilote tient le bateau en zigzagant; suffisant pour un petit repas ou repos !

 

Bilan de Pornic-Baiona-Pornic : très positif !

Tout d’abord, cette navigation au large a été un grand plaisir. Au large, la vie est différente, le spectacle magnifique. Au milieu du trajet retour, je me suis retrouvé dans du vent faible par jour nuageux. Il n’y avait ni bateau ni terre à l’horizon. A un moment, la couverture de nuages s’est entrouverte et le soleil a éclairé un petit coin de mer, c’était magnifique !

J’ai vu cette énorme baleine mais aussi une autre, de nombreux jets de cétacés, des thons et d’inombrables dauphins !

A bord, je suis toujours resté calme et sereins malgré les soucis. Je vis bien avec Mascarade. Les manoeuvres sont faciles et la vie à bord agréable. Malgré les soucis de pilote automatique, j’ai toujours pris mes 3 repas dont un repas chaud le soir.

Les objectifs de notre participation à la course PORNIC-BAIONA-PORNIC étaient les suivants :

-          Apprivoiser le nouveau bateau

-          Valider les travaux effectués et les choix de voiles

-          Etablir la liste des choses à faire avant le grand départ de juillet 2017

Mascarade et Hugues sont totalement apprivoisés : je ne cogne plus à bord comme durant la course des îles ! En efet, le bateau est plus petit qu’è così. Les manœuvres sont faciles et maîtrisées.

Les travaux effectués sont très positifs. Pour la sécurité, les lignes de vies sont parfaitement placées ; le frein de bôme efficace. Contrairement à è così où il existe une procédure pipi dehors, sur Mascarade, c’est aux toilettes : plus simple et plus sûr.

Les choix de voiles sont bons et en particulier le petit spi de brise est parfait.

 

Un peu chanceux avec une pétole qui a permis au skipper de dormir la deuxième nuit. A fond ensuite et de la chance avec un horaire d’arrivée avec le courant de marée favorable et un thermique se renforçant. Un résultat inespéré de 3ème sur 9 pour une course prise comme entraînement avec un bateau et un skipper absolument pas prêts au départ. C’est encourageant mais les premiers ont encore une belle avance. La liste des choses à faire a été écrite à Baiona et complétée après l’arrivée.

 

Objectif TRANSQUADRA

Le bateau et le skipper ne sont pas encore prêts. Le départ de la première étape LORIENT-MADERE sera donné le 16 juillet 2017. Cette étape dure entre 7 et 10 jours. Le départ de la grande traversée MADERE-MARTINIQUE sera donné le février 2018. Il faut 14 à 20 jours pour traverser l’Atlantique.

La liste des choses à faire est établie, il reste un an pour être prêt…

 


Tout va bien à bord,


Hugues
5 août 2016



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Karine  - Bravo     |92.149.240.xxx |2016-08-26 17:01:28
Felicitations
jean d   |2.2.8.xxx |2016-09-14 21:46:18
bravo Hugues pour cette belle course et ce beau r
S   |37.116.18.xxx |2017-06-08 10:19:07
Bravo et felicitation Meme des cles de voiture sont utiles pour Mascarade

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Dernière mise à jour : ( 29-01-2017 )